Samedi 2 juin 2012 6 02 /06 /Juin /2012 12:36

Enfant, l'institutrice me répétait toujours qu’un problème bien posé est à moitié résolu. Aujourd’hui, la Commission de Bruxelles serait bien inspirée de faire preuve de cet élémentaire bon sens. Hélas, elle n'en prend toujours pas le chemin...

Quel scandale, en effet, de découvrir à la une de tous les journaux ce matin, la « mise en garde » de Bruxelles à la France sur l’évolution, il est vrai préoccupante, de ses comptes publics.

Loin de moi l’idée de remettre en cause l’état des lieux. J’ai d'ailleurs été l’un des premiers à mettre l’accent sur notre déficit commercial qui traduit notre problème majeur de compétitivité.

Combien de fois ai-je dû répéter que les déficits sont davantage liés à la disparition d’un million d’emplois industriels en 10 ans qu’à des gaspillages ?

Et c’est là où la fameuse mise en garde de Bruxelles devient stupéfiante, car qui est responsable principalement de la récession européenne ? C’est bien évidemment le carcan bruxellois qui, depuis 20 ans, impose :- un libre échange déloyal qui tue nos entreprises ;- une monnaie trop chère alignée sur l’ancien mark allemand ;- un secteur financier obèse ;- une prolifération de normes plus absurdes les unes que les autres, dans le cadre d'une politique de la concurrence intérieure dont on finit par se demander si son objectif n'est pas de détruire purement et simplement toute puissance économique européenne...

Croit-on sincèrement que c’est en mettant en œuvre les fameuses réformes dites structurelles de Messieurs Barroso, Monti et consorts, que l’on va redresser la compétitivité française ? On a vu les résultats en Grèce ou en Espagne.

Faciliter les licenciements quand il y a un chômage extravagant ne sert à rien d’autant qu’aujourd’hui la plupart des contrats sont malheureusement des CDD.

En vérité Bruxelles, soutenue en cela par l’Allemagne, veut niveler par le bas l’Europe et l’aligner sur une mondialisation inhumaine.

La solution pour sortir de la crise est, bien sûr, à l’opposé. Il faut certes être économe, baisser les charges de nos PME, améliorer l’efficacité de nos services publics. Mais cela ne suffira pas tant que l’on ne mettra pas en œuvre le protectionnisme intelligent et la flexibilité monétaire.

L’Europe est au pied du mur, faute de prendre ses responsabilités pour défendre ses intérêts dans la mondialisation.

Nicolas Sarkozy a été battu parce qu’il avait fait le choix de Bruxelles et de l’Allemagne au détriment de la croissance.

Mais François Hollande paiera aussi très vite son grand écart entre d’un côté ses discours de croissance et de l’autre sa soumission de fait à l’européisme mondialiste. En acceptant le pacte budgétaire sans réelle inflexion de la stratégie économique européenne, il signe son arrêt de mort politique.

Car il est évident que les Français ne vont pas retrouver l’équilibre budgétaire, qui ne saurait résulter que d'une dynamique de redressement économique, sans changer le cadre général de la construction européenne.

L’automne va être sportif ! Ce sera l’occasion de convaincre les Français que nous sommes les seuls à Debout la République à proposer, loin de la résignation de l’UMP ou des effets de manches du PS, une véritable alternative politique, économique et sociale.

C'est pourquoi, dès maintenant, il nous faut relever le mieux que nous pouvons le défi des élections législatives. Chaque voix comptera : plus nous pèserons en juin, plus nos idées pèseront dans la vie politique nationale ces 5 prochaines années !

Nicolas Dupont-Aignan

Par Jean-Pierre ENJALBERT - Publié dans : Infos générales - Communauté : Debout La République
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Samedi 2 juin 2012 6 02 /06 /Juin /2012 12:34

Pour sa première prestation télévisée, le nouveau président de la République aura pu séduire les Français, il est vrai en souffrance de perspectives depuis cinq ans.

Mais le réveil risque, hélas, d'être particulièrement douloureux, la plupart des mesures économiques et sociales annoncées étant conditionnées par une croissance introuvable dans le contexte de l'euro. François HOLLANDE a ainsi vendu du rêve ce soir, promettant des lendemains qui chantent, notamment européens, aussi imaginaires qu'irresponsables.
En effet, il est d'une part plus qu'improbable que l'Allemagne, même en cas d'alternance SPD, se convertisse à des eurobonds synonymes pour elle d'un appauvrissement inacceptable, voire de la négation même de son pacte national.
De l'autre, quand bien même cette usine à gaz verrait le jour, ce n'est pas en payant de la dette par de la dette, sans résoudre les vices de construction de la monnaie unique, que l'on sauvera l'économie française et européenne. Et ce n'est pas non plus en resserrant le carcan fédéraliste qui va avec, que l'on rendra aux Européens avenir et dignité.
La France, qui est déjà exposée à hauteur de 64 milliards d'euros en cas de défaut grec, va-t-elle donc dilapider ce qui lui reste d'épargne pour sauver le zombie monétaire européen en Espagne, au Portugal, en Italie demain, peut-être ?
En ce 7ème anniversaire du non du peuple français à une Europe dont on voit aujourd'hui toute la nocivité, François HOLLANDE aurait dû s'abstenir de jouer les marchands d'illusions, une mauvaise habitude socialiste décidément incorrigible !
 
Nicolas Dupont-Aignan
Par Jean-Pierre ENJALBERT - Publié dans : Infos générales - Communauté : Debout La République
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Samedi 2 juin 2012 6 02 /06 /Juin /2012 12:31

L’OCDE vient d’apporter son soutien aux euros obligations, le mot magique dont la seule évocation devrait mettre fin à la crise de la zone euro. Pourtant, une étude rapide de ce dispositif en démontre très rapidement les limites, insurmontables, mais aussi le dessein caché.

L’irresponsabilité institutionnalisée

Il est en partie paradoxal que les euros béats s’accrochent autant à cette proposition. En effet, ils sont les premiers à dénoncer les comportements irresponsable qu’a permis le passage à la monnaie unique, avec la baisse des taux d’intérêt (oubliant au passage la responsabilité des créanciers), permettant à des pays comme la Grèce de trop s’endetter. Or le mécanisme des euros obligations va beaucoup plus loin dans l’irresponsabilité.

En effet, les euros obligations consistent à emprunter en commun, ce qui revient à demander aux créanciers les plus sérieux de donner une caution à ceux qui sont le plus en difficulté. Mais du coup, cela donnerait une prime aux comportements les moins vertueux. En fait, c’est pour cela que les euros béats y sont favorables car cela pousserait à adopter en parallèle des dispositifs de contrôle extrêmement stricts pour en limiter les effets pervers.

Solidarité avec les créanciers

Alors, bien sûr, pour vendre les euros obligations, on évoque la solidarité entre les pays européens, en sous-entendant que Berlin serait égoïste, au contraire de Paris. Mais il faut dire que nos dirigeants n’ont pas montré une grande responsabilité dans la gestion des deniers publics et que cela ne leur pose pas beaucoup de problèmes d’être solidaire avec l’argent des Allemands… Et puis, quelle est cette solidarité dont on nous rabâche les oreilles ?

Comme pour les plans européens, on nous vend une solidarité avec les peuples. Avec un taux de chômage de plus de 20% en Espagne ou en Grèce, cela semble juste. Sauf que tous ces dispositifs européens sont, en réalité, des mécanismes de solidarité avec les créanciers de ces pays, pas leurs citoyens. En effet, les euros obligations permettent de garantir le paiement des créances des pays en difficulté. Les peuples n’en voient pas la couleur.

Pire, ces mécanismes introduisent un immense aléa moral pour les milieux financiers puisqu’ils arrivent à obtenir à la fois des taux d’intérêts très élevés sur les dettes espagnoles et italiennes mais souhaiteraient en garantir le remboursement, pour avoir le beurre et l’argent du beurre. Pourtant, si les taux sont élevés, c’est justement parce qu’il y a un risque de défaut partiel, qu’il faudrait leur laisser assumer pour être véritablement juste.

Un dispositif dysfonctionnel

Mais les euros obligations ne posent pas qu’un problème d’aléa moral. L’étude des mécanismes proposés permet de sérieusement contester tout simplement le fait qu’elles résoudraient les problèmes. J’avais étudié le fonctionnement du système proposé par l’institut Bruegel il y a deux ans (collectivisation de la dette à hauteur de 60% du PIB de chaque Etat en « bons bleus » et maintien des dettes nationales au-delà, en « bons rouges »).

Il n’y a pas besoin d’être un financier hors pair pour comprendre qu’il serait sans doute beaucoup plus difficile de placer les « bons rouges » des pays actuellement en difficulté. Qui voudrait prêter à l’Italie sa deuxième tranche de 60% de dette publique, sachant que la première serait prioritaire et qu’elle serait la seule à la garantir ? Il est bien évident que la spéculation serait encore plus forte que sur les bons du Trésor italiens actuellement indifférenciés…

Un mécanisme invendable

Devant les limites d’un tel système, certains avaient imaginé faire le contraire, conserver des dettes nationales jusqu’à 60% du PIB et ne collectiviser que la partie supérieure aux 60%. Mais ce dispositif semble politiquement totalement invendable. Comment demander à l’Allemagne de donner sa caution solidaire sur un tas de créances pourries, sachant qu’elle refuse déjà mordicus le dispositif proposé par l’institut Bruegel, comme elle vient de le rappeler.

Et il faut un peu se mettre à la place de l’Allemagne pour comprendre l’énormité de ce qui leur est demandé. En effet, mettre en place des bons du Trésor communs à hauteur de 60% du PIB, cela revient à créer environ 5600 milliards d’euros de dettes communes (dont environ 1600 milliards de dettes allemandes). En clair, cela revient à demander à l’Allemagne une caution solidaire de 4000 milliards d’euros sur les dettes des autres pays…

Passons sur le fait que les socialistes Français ne voient aucun problème à donner une telle caution, un nouveau signe de leur irresponsabilité. Mais il semble aujourd’hui totalement illusoire d’espérer que Berlin l’accepte étant donné l’état du débat public en Allemagne. Les euros obligations, c’est, potentiellement, 20 fois le Mécanisme Européen de Solidarité ! Il n’y a aucune chance que nos voisins l’accepte et voilà pourquoi cela bloque depuis deux ans.

Bref, non seulement les euros obligations sont, à raison, invendables, mais en plus, elles ne résoudraient pas la crise. En fait, ce nouveau machin sorti du cerveau malade des eurocrates, est seulement le moyen de pousser l’agenda d’une Europe fédérale.

Laurent Pinsolle

Porte parole DLR

Par Jean-Pierre ENJALBERT - Publié dans : Infos générales - Communauté : Debout La République
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Samedi 2 juin 2012 6 02 /06 /Juin /2012 12:23

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Interview de Marc Lahmer,

candidat DLR aux législatives 1ère circoncription,

par La Gazette du 30 mai

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Par Jean-Pierre ENJALBERT - Publié dans : Législatives 2012 - Communauté : Debout La République
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Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 19:38

L’état de grâce du lendemain de second tour semble déjà envolé : cascade de plans sociaux annoncée, effondrement de la Grèce, menaces sur l’Espagne et l’Italie, bras de fer sans issue entre la France et l'Allemagne,... Inexorablement, la marée des difficultés économiques, financières et sociales monte, prête à emporter les châteaux de sable dérisoires des uns et des autres.

Mais cela n'empêche pas le nouveau Premier ministre de recevoir aujourd’hui les partenaires sociaux à Matignon pour partager ce que la France n’a plus.

Le président de la République, de son côté, fait semblant de croire que les euro-bonds sont la solution à la crise de l’euro alors que, bien évidemment, ce n’est pas en ajoutant de la dette à la dette, pour consolider un système qui craque de toutes parts, que l’on réglera les problèmes de compétitivité des Etats.

L’UMP, de son côté, se déchire entre Fillon et Copé qui sont tous les deux coresponsables du désastre électoral. Une défaite liée au-delà de la personnalité de Sarkozy, à leur incapacité à s’évader du carcan de Bruxelles.

Dans ces conditions, plus que jamais, il y a besoin d’une autre voix pour appeler les Français à une vraie alternative politique.

C’est le sens du slogan de campagne des 300 candidats de Debout la République aux élections législatives : « Et si on changeait vraiment ? ».

Car bien évidemment, au risque de me répéter, on ne sortira de cette crise que si l’on :- protège vraiment nos entreprises de la concurrence déloyale des esclavagistes,- change de système monétaire,- baisse les charges des PME,- remet les banques au service de l’économie productive.

Nous devons inlassablement répéter nos convictions à nos compatriotes car, chaque jour qui passe, les faits nous donnent raison.

Les Français vont vite s’apercevoir que le pansement rose n’est pas plus efficace que le pansement bleu pour combattre l’infection. Nous sommes les seuls à proposer le bon antibiotique et ce n’est pas parce que nous sommes moins connus que les autres ou dotés de moins de moyens financiers plus modestes que nous ne devons pas vouloir sauver le malade.

Ce qui est vrai pour l’économie l’est aussi pour la sécurité. Comment croire un instant que le nouveau Garde des Sceaux, Madame Taubira, va avoir le moindre résultat puisque pour sa première sortie publique, un match de basket entre surveillants et détenus, un délinquant s’est échappé ni vu ni connu. Inquiétant présage...

Enfin, quant à l’avenir de l’école publique, là aussi, même si l’on peut se réjouir de la fin des suppressions de postes, je crains que la satisfaction pédagogiste de Mr Peillon n’arrange rien.

On le voit bien, derrière les mots, les incantations, les postures, il y a le vide sidéral d’une oligarchie qui n’a toujours pas compris l’urgence d’un traitement de choc pour la France.

Il est possible de sortir notre pays du déclin. Le peuple français a tous les atouts pour réussir. Encore faut-il se décider à agir. Oui, se décider à traiter les racines de nos maux, seul moyen de redonner un avenir et donc un espoir à notre pays.

Nicolas Dupont-Aignan

Par Jean-Pierre ENJALBERT - Publié dans : Articles classés - Communauté : Debout La République
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Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 19:36

Tract de campagne Lahmer

Par Jean-Pierre ENJALBERT - Publié dans : Législatives 2012 - Communauté : Debout La République
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  • Maire de Saint-Prix, Conseiller Général du Val d'Oise, Vice Président de Debout la République

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